[ 15 ] M o n o l o g u e . e n . p l e i n e . n u i t .

[ 15 ] M o n o l o g u e . e n . p l e i n e . n u i t .
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Olivier parcouru alors la pièce de long en large ne sachant quoi faire. La culpabilité commençait à le ronger. Il pensa presque tout fort « J'arrive à faire du mal, même à mes amis, si ça s'trouve Marianne s'est jetée de ce foutu pont à cause de moi... Ou alors... C'est moi qui l'ai poussée ! Oh non, cette éventualité est à écartée. Seulement dieu seul sait de quoi j'serai capable... »
N'y tenant
plus et ne voulant pas laisser ce sentiment de culpabilité s'installer en lui, il se rua dans la chambre de Julia, non sans frapper. Il ouvrit doucement la porte et s'approcha du lit où elle était allongée. Elle sembla faire mine de ne pas le voir, le dos tourné. Il s'assit alors à côté d'elle, lui tournant le dos.

« Bon
, j'suis conscient que tu n'as pas vraiment envie de me parler... d'autant plus qu'il est tard et que tu travailles demain. Enfin... j'voudrais m'excuser. J'me sens minable, comme toujours avec toi d'ailleurs. J't'ai fait pleurer on dirait. J'suis un vrai monstre, même avec mes amis. Je préfère ne pas imaginer les raisons qui ont poussé ma « chère » fiancée à sauter d'un pont... Il se pourrait que j'découvre des choses pas très nettes chez moi. »

I
l marqua des pauses à chaque fois que cela lui semblait nécessaire, essayant de peser ses mots. Il effleura ses longs cheveux auburn et laissa glisser sa main dans une mèche de cheveux. C'est à ce moment là qu'il se rendit compte que depuis le début de son monologue, elle s'était endormie...

# Posté le jeudi 14 décembre 2006 12:58

Modifié le jeudi 08 février 2007 11:01

[ 16 ] S i . p o s s i b l e . j ' a i m e r a i s . v o u s . r e t r o u v e r . e n . v i e !

[ 16 ] S i . p o s s i b l e . j ' a i m e r a i s . v o u s . r e t r o u v e r . e n . v i e !
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Paris, 5 Janvier 2007.

Le réveil sonna, tirant Julia de son sommeil. Machinalement elle se leva en éteignant son réveil, et se dirigea vers la cuisine. Elle ne trouva pas Olivier dans le salon comme la veille et ne s'en inquiéta pas plus que ça, il devait probablement être dans la salle de bain.
Elle tr
ouva un mot posé à côté d'une tasse de café encore chaude.

« Merci pour tout »

Ell
e soupira et but le café d'une traite. Elle se rendit ensuite dans la salle de bain et se doucha tranquillement.
Ce n'est qu'en sortant de
la cabine de douche qu'elle remarqua le dessin qui était tracé dans la buée sur la glace.

« Pardonne le roi des imbéciles »

Julia sourit et s'habilla en vitesse en constatant l'heure. Elle se précipita ensuite hors de son appartement et fit démarrer sa voiture en direction de l'hôpital.



*


Marine s'étira et effleura Christopher de sa main. Comme d'habitude elle s'était réveillée avant que le réveil sonne. Elle l'éteignit quand même. Elle se leva et constata que son frère ne dormait pas dans le salon. Voyant de la lumière dans la cuisine, elle passa sa tête par le bâillement de la porte et le vit attablé devant un café, avec un journal. Il avait l'air fatigué mais eu un mystérieux sourire aux lèvres en voyant sa s½ur. Il savait bien que déjà mille questions lui brûlaient les lèvres.

« Bonjour s½
urette.

- Salut ! Bien dorm
i...

- Tu te réveilles touj
ours avant la sonnerie du réveil on dirait...

- Où as-t
u dormi... ? Dis le moi, fit-elle avec une mine boudeuse de petite fille.

- J'ai do
rmi chez Julia.

- Quoi ? de
manda Marine plus qu'étonnée. Tu te moques de moi ?

- N
on, pourquoi ?

- Tu viens à
peine de la revoir et tu...

- Il ne s'e
st rien passé. Il fallait que je lui parle de quelque chose.

- Et aprè
s que tu sois parti, t'es allé dormir chez elle...

- J'
t'assure que ça m'a fait du bien de lui parler, et j'crois qu'elle aussi en avait besoin.

- De quoi t
u parles ? Y'a pas plus équilibrée qu'elle !

- Tu sais bi
en... François.

- Oh. Elle te l'a d
it ?

- Non, je l'ai
deviné à sa façon d'en parler.

- J
'espère que vous ne vous êtes pas trop « disputé »

- Ma
is non... Heu Marine ?

- Qu'est ce qu'il y a ? demanda-t-elle en reposant sa tasse de café.

Tu vas être en ret
ard !

- Oh non !! »


Ce f
ut les derniers mots compréhensibles qu'elle prononça avant de courir à la salle de bain. Tout le reste était un ramassis d'insultes, et Olivier se mit à rire de bon c½ur... jusqu'à ce qu'il voit Christopher débarquer dans la cuisine, furieux.

« On t'as
jamais appris les bonnes manières Alvès ?

- Du respect
pour le nom de ta petite amie, Taylor !

- T'as du respe
ct pour quelqu'un toi ? J'suis sûr que ton rire a réveillé la moitié de l'immeuble !

- Prend
ton p'tit dèj' au lieu de m'encenser ! Toi aussi tu vas être en retard... Ca me dérangerait beaucoup !

- En parlan
t de dérangement... Tu comptes rester ici combien de temps ?

- Je n'en
sais rien. Pour l'instant j'avais envisagé l'installation définitive ! répondit Olivier, narquois, et toujours ce sourire aux lèvres.

- Tu
m'gaves ! Ca fait je n'sais pas combien de temps que tu n'avais pas mis les pieds ici, et tu débarques soudain en pleine nuit pour demander du soutient à Marine !! Elle ne te demande que de l'amour, et tu donnes l'impression de te servir d'elle !

- «
Elle ne demande que de l'amour » ! C'est toi qui te sers d'elle non ? Rappelle moi depuis combien de temps tu es avec ma s½ur... le provoqua-t-il en commençant à lui tourner autour.

- Depuis 4 an
s, 8 mois et 23 jours... Pour ce qui est des heures, tu m'excuses mais ma mémoire s'altère avec le temps !

- Oh
... cinq ans... une moitié de décennie, un cinquième d'un siècle...

- Tu comptes m'
exposer une théorie mathématique ?

- Oh non, je suis bi
en trop mauvais pour ça !

-
S'il n'y avait que dans ce domaine... s'amusa Christopher à le provoquer à son tour.

- Tu po
urrais lui en apporter toi aussi non ? Ca fait cinq ans que vous êtes ensemble et... Tu n'as jamais ressenti le besoin de fonder quelque chose avec elle !

-
Elle n'en a jamais manifesté l'envie !

- C'est sur... P
arler mariage ou bébé, c'est trop dur pour toi !

- Je t
'en prie... pas de ça avec moi ! Je connais trop bien ta réputation de coureur de jupons Olivier !

- Et toi tu
es un ange... lui asséna-t-il arborant son sourire le plus faux. »


A ce mom
ent là, Marine passa à travers la pièce, déposa un baiser à Christopher et à Olivier puis se jeta dehors. Mais elle réouvrit la porte et avant de s'en aller vraiment leur laa :

« Les garçons ! J'aimer
ais vous retrouver tous les deux en vie quand je rentrerai ce soir... Si possible ! »

# Posté le vendredi 15 décembre 2006 11:40

Modifié le jeudi 08 février 2007 11:01

[ 17 ] P l a i d o i r i e . d e . s e n t i m e n t s

[ 17 ] P l a i d o i r i e . d e . s e n t i m e n t s
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Les deux jeunes femmes se retrouvèrent sur le parking de l'hôpital Necker. Après s'être dit bonjour, elles se rendirent dans la cafétéria. La salle était déjà pleine malgré l'heure assez matinale. Les médecins ayants fini leur garde de nuit s'y rendait pour boire un café, le temps de se réveiller un peu avant de rentrer chez eux. Marine choisit une table et elles s'y installèrent.

« Me
s consultations ne commencent que dans une demi heure, dit Marine.

- A
lors ça nous laisse un peu de temps. Oh c'est notre jour de chance, Suarez est dans les parages... dit Julie ironiquement.

- Il m
'insupporte au plus haut point. J'crois que j'serai capable du pire s'il me tape encore sur le système.

-
Il s'est permis de rentrer dans mon bureau alors que j'étais avec ton frère.

- La consultation s'est bien passée au fait ?

- Ne m
e fais pas croire qu'il ne t'a rien dit...

-
Il a été très succinct. Mais je suppose que tout s'est bien passé puisqu'il est revenu te voir hier soir.

- Il avait encore fait un rêve, il m'en a parlé toute la soirée, et comme il était tard il a dormir sur le canapé du salon !

- Il
t'en a parlé toute la soirée... Et dire que j'croyais que vous ne pouviez pas avoir une conversation construite sans piques, et vannes...

-
Ça n'a pas réellement changé, mais il a vraiment besoin d'aide tu sais.

- J'le sais,
mais c'est vers toi qu'il se tourne. J'aimerai tellement l'aider si tu savais. C'est mon frère ! Il a toujours été là, quoique je fasse, il était là. Quand j'avais besoin de lui, quand je refusais de voir du monde, une seule présence m'apaisait... la sienne. Ce n'est pas seulement mon frère, c'est aussi mon meilleur ami. Le meilleur ami que je n'ai jamais eu ! »



Le to
n commençait à monter parce que Marine s'emportait dans sa plaidoirie de sentiments. Elle essayait plus de se convaincre elle-même, que de convaincre son amie. Des nuages lui barraient les yeux, et elle faisait tout pour éviter que la pluie tombe...



« Tu n'as pa
s à me convaincre de ton amour pour ton frère. Je le sais. Je me demande seulement qui des deux a le plus besoin de l'autre.

- Tu
crois que j'ai besoin d'aide ?

- N
on, tu as juste besoin d'amour toi aussi.

- J
e crois ne pas en manquer... Christopher est un amour... quand il veut !

- Tu
vois, tu n'en es pas vraiment convaincue. J'sais bien que tu veux l'aider, mais je crois qu'il se tourne vers moi car c'est mon métier... Et qu'en cette qualité, je ne chercherai pas à le juger.

-
Tu as probablement raison. D'ailleurs, tu as raison, j'en suis sûre ! Mais j'aimerai tellement l'aider moi aussi...

- Tu le
fais sans même le savoir. Ton amour lui sera salvateur. »


Marine la regarda droit dans les yeux. Julia avait toujours su quoi lui dire pour qu'elle reste bouche bée. Leur amitié vieille de plus de dix ans les enrichissait tous les jours un peu plus. Leurs consultations allaient bient commencer et elles devraient bientôt se séparer. Mais déjà Benjamin Suarez s'avançait vers elles pour leur souhaiter une bonne journée, alors elles se quittèrent, le laissant seul à leur table.

# Posté le jeudi 21 décembre 2006 16:18

Modifié le jeudi 08 février 2007 11:01

[ 18 ] E p o u s e . m o i !!

[ 18 ] E p o u s e . m o i !!
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Marine raccompagna son dernier patient à la porte. Il lui dit un fort « Au revoir et merci » en lui donnant une franche poignée de main. Après l'avoir regardé s'éloigner jusqu'au bout du couloir, elle ferma la porte et rentra dans la pièce. Elle s'installa à son bureau et soupira en voyant la tonne de dossiers qui s'était accumulée depuis le début de la journée. Décidément, l'hiver était la pire saison pour exercer son métier. Il y avait toujours un risque quelque part pour qu'elle attrape une des maladies de ses patients, bien qu'elle se vaccine régulièrement. Elle se colla au dossier de sa chaise et se malaxa les tempes.

Elle entendit quelqu'un frapper à la porte de son bureau. Elle prononça un « Entrez » à peine audible, redoutant le mal de tête qui la guettait. Elle reconnu immédiatement la démarche de l'homme qui entra dans la pièce. Elle aurait pu la reconnaître entre toutes... Elle leva la tête et fit face à un Christopher qui paraissait savoir ce qu'il voulait. Il n'alla pas par quatre chemins pour annoncer ce qui lui trottait dans la tête à Marine.


« Quand est-c
e qu'il s'en va ?

- Pardon ?
Si c'est encore pour me prendre la tête à propos de mon frère, ce n'était pas la peine de venir me voir ! De toute façon tu ne viens jamais ici...

- Mais écoute..
. ça fait deux jours qu'il squatte à la maison !

-
Il ne sait plus où il habite...

-
Comment ça ? Il n'a pas perdu totalement la mémoire quand même ?!

- C'
était une métaphore ! Il ne sait plus où il en est...

-
Et toi ?tu en es ? »



Il
avait eu le temps de s'asseoir avant de prononcer cette réplique qui ne fit que bouillir le sang de Marine. Elle se leva prit deux comprimés de Dafalgan dans son armoire à pharmacie, qu'elle avala à l'aide d'un verre d'eau. Elle reposa son verre et fit tourner le siège de Christopher pour qu'il se retrouve en face d'elle.



« C'e
st mon frère Christo... mon frère ! Il restera à la maison le temps qu'il faudra. Tu peux comprendre ça non ? J'ai envie de l'aider et je me dois de le faire ! T'es jaloux parce que tu crois que tu n'as personne pour t'aimer, personne à qui donner de l'amour ...? Mais regarde autour de toi bordel ! Ca va peut être te paraître étrange, saugrenu, incongru, stupéfiant... et tout ce que tu voudras mais... ta propre petite amie t'aime ! Ta jalousie à la con nous consume alors qu'elle n'a pas lieu d'être. Je t'aime bordel ! »



Elle se retourna
et se dirigea vers la fenêtre. Elle contempla la ville, comme elle le faisait souvent. Christopher ne savait plus quoi dire, touché en plein c½ur par la déclaration de Marine. Il se sentait le c½ur lourd mais léger en même temps. Il ne s'était pas rendu compte que depuis cinq ans environ elle était la personne la plus importante à ses yeux. Lui qui ne savait plus aimer, elle qui lui avait redonné le sourire.

Il se di
rigea vers la fenêtre et passa ses mains autour de la taille fine de Marine. Elle parue surprise car déjà un frisson parcourait sa nuque. Christopher avait su saisir l'instant de cette sensation pour déposer des baisers sur son cou. Elle se laissa aller à ce contact si doux. Cela faisait tellement longtemps qu'il ne l'avait pas touchée... Tranquillement il laissa aller ses mains dans les cheveux de la jeune femme. Elle se retourna et prit le visage de Christopher entre ses mains, le regardant, le touchant du bout des doigts, le réapprivoisant, laissant glisser ses doigts sur le creux de son nez, le coin de son sourire... Il attrapa la main qui le touchait, l'embrassa et lui murmura un « Je t'aime ».
De ses doi
gts agiles il fit sauter tous les boutons de sa blouse, laissant tomber à terre tous leurs vêtements un par un, d'une manière plus que sensuelle. Doucement il la souleva pour l'emmener sur la table d'auscultation – qui ce jour là, lui parue plus que jamais confortable – où ils ne cessèrent se prodiguer mille caresses, comme s'il eût s'agit d'un médicament nécessaire à calmer leurs douleurs. Ils se cherchèrent, se quittèrent, pour mieux se retrouver. Ils luttaient contre leur désir pour tenter de le faire durer longtemps... Et quand finalement ils cédèrent en même temps, Christopher intima, plus sûr que jamais « Epouse moi ! »




* J'espère que cette petite suite vous plait ^^
En tous cas ça me fait très plaisir de voir que ce que je fais est apprécié.
Merci pour toutes celles qui me laissent des commentaires,
tous plus gentils les uns que les autres. <3
Je ne fais pas ça pour être "reconnue" ou quoi que ce soit
Mais ça fait toujours plaisir de voir que ce que vous faites est apprécié.
J'voulais aussi vous (re)dire que sur Plume-En-Or, les votes sont ouverts ^^
J'ai assez raconté ma vie xD
Alors je vous laisse ^^
Merci.*

# Posté le mardi 26 décembre 2006 18:34

Modifié le jeudi 08 février 2007 11:02

[ 19 ] T ' a s . l a . b a g u e . a u . d o i g t !

[ 19 ] T ' a s . l a . b a g u e . a u . d o i g t !
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Olivier passa dans cette rue en s'amusant à dévisager les passants, considérant ceux qui soutenaient son regard comme des personnes dignes d'intérêt. Quand il arrivait à faire baisser les yeux d'une jeune femme il souriait en se félicitant intérieurement... Dans ses moments là il ressentait un incroyable sentiment de supériorité. C'était ça son plus grand problème : son complexe d'infériorité. Il lui conférait une fausse assurance et lui donnait parfois des réactions bizarres... Presque personne ne savait ce qui se dessinait sous son c½ur. Amoureux malheureux lorsqu'il était adolescent, il se vengeait inconsciemment des filles malchanceuses qui tombaient sous son charme.

Il s'arrêta devant le petit théâtre que lui avait indiqué Sofia la veille. Il regarda la vieille bâtisse avec attention. De nombreuses affiches étaient collées sur les murs et son regard se porta sur l'une d'entre elles : « Nuit De Cristal ». Sofia Torres et Victor Acrelle étaient cités comme rôle principaux de la pièce. Olivier se décida finalement à entrer. Il trouva Sofia en grande conversation avec un comédien et un script à la main. Ils étaient en train de répéter pendant une pause, mais lorsqu'elle l'aperçu, elle s'excusa auprès de l'homme et vint rejoindre Olivier.


« Alors, tu
joues dans « Nuit de Cristal »...

- O
ui ! C'est mon premier grand rôle dans une pièce, répondit-elle toute excitée.

- Ca parle
de...

- La
Nuit de Cristal ! Tu sais, cette fameuse nuit du 9 Novembre 1939, où des violences antisémites ont été perpétrées en Allemagne !

-
Oui... Cette fameuse nuit... pensa Olivier songeur. Il s'était toujours demandé comment de tels sentiments pouvaient naître dans le c½ur des hommes. Heu... Quel rôle tu joues ?

- Je suis Bertha Heydrich. Je suis une femme juive et épouse de Reinhard Heydrich, celui qui a organisé toutes ses violences... Et je tente vainement de le faire renoncer à tout ça.

- C'est
toi qui a le beau rôle alors !!

- Oui
... même si mon personnage se suicide de désespoir à la fin la pièce, voyant que son mari est définitivement passé dans le camps nazi.

- C'e
st vraiment un beau rôle. Je n'ai jamais compris comment des hommes ont pu organiser tout ça sans aucun scrupule !

- On ne refait pas l'Histoire, et c'est bien dommage !

- Ca t
e dirait que j't'offre un café ou... c'que tu veux quand t'auras fini de répéter ?

- Pour
parler de la pièce c'est ça ? fit-elle sur un ton plutôt neutre.

- Heu... Oui. Entre autres...

- Et bi
en, j'crois bien que j'vais refuser ton offre, dit-elle en le regardant au fond des yeux.

- Oh
, ce n'est pas grave. Ca sera pour une prochaine fois, dit-il en tentant de garder son sourire.

-
C'est pas que je n'en ai pas envie, au contraire. Mais... t'as la bague au doigt et un fil à la patte ! Ca se voit dans tes yeux alors... fais bien attention à ce que tu promènes dans ton regard. J'veux pas faire partie de celles qui partagent leur homme »


Olivier partit sans demander quoique ce soit de plus. Il la salua et promit qu'il viendrait voir la pièce. Il sorti dans la rue et se prit à maudire Marianne en sortant son portable de sa poche. Il découvrit alors un SMS de Marianne disant « J'ai quelque chose à t'annoncer ». Il soupira en songeant à ce qu'elle pouvait bien avoir à lui dire...


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Olivier se veilla en sursaut. Il s'était endormi sur le canapé après la nuit agitée qu'il avait vécue. Plus il dormait, plus il rêvait ; plus il rêvait, plus il se détestait... Sans plus attendre, il jeta la couverture qui se trouvait sur lui, emporta quelque chose à grignoter et se rendit en courrant à l'hôpital. Il fallait qu'elle sache !

# Posté le dimanche 31 décembre 2006 10:53

Modifié le jeudi 08 février 2007 11:02