.
Marine raccompagna son dernier patient à la porte. Il lui dit un fort « Au revoir et merci » en lui donnant une franche poignée de main. Après l'avoir regardé s'éloigner jusqu'au bout du couloir, elle ferma la porte et rentra dans la pièce. Elle s'installa à son bureau et soupira en voyant la tonne de dossiers qui s'était accumulée depuis le début de la journée. Décidément, l'hiver était la pire saison pour exercer son métier. Il y avait toujours un risque quelque part pour qu'elle attrape une des maladies de ses patients, bien qu'elle se vaccine régulièrement. Elle se colla au dossier de sa chaise et se malaxa les tempes.
Elle entendit quelqu'un frapper à la porte de son bureau. Elle prononça un « Entrez » à peine audible, redoutant le mal de tête qui la guettait. Elle reconnu immédiatement la démarche de l'homme qui entra dans la pièce. Elle aurait pu la reconnaître entre toutes... Elle leva la tête et fit face à un Christopher qui paraissait savoir ce qu'il voulait. Il n'alla pas par quatre chemins pour annoncer ce qui lui trottait dans la tête à Marine.
« Quand est-ce qu'il s'en va ?
- Pardon ? Si c'est encore pour me prendre la tête à propos de mon frère, ce n'était pas la peine de venir me voir ! De toute façon tu ne viens jamais ici...
- Mais écoute... ça fait deux jours qu'il squatte à la maison !
- Il ne sait plus où il habite...
- Comment ça ? Il n'a pas perdu totalement la mémoire quand même ?!
- C'était une métaphore ! Il ne sait plus où il en est...
- Et toi ? Où tu en es ? »
Il avait eu le temps de s'asseoir avant de prononcer cette réplique qui ne fit que bouillir le sang de Marine. Elle se leva prit deux comprimés de Dafalgan dans son armoire à pharmacie, qu'elle avala à l'aide d'un verre d'eau. Elle reposa son verre et fit tourner le siège de Christopher pour qu'il se retrouve en face d'elle.
« C'est mon frère Christo... mon frère ! Il restera à la maison le temps qu'il faudra. Tu peux comprendre ça non ? J'ai envie de l'aider et je me dois de le faire ! T'es jaloux parce que tu crois que tu n'as personne pour t'aimer, personne à qui donner de l'amour ...? Mais regarde autour de toi bordel ! Ca va peut être te paraître étrange, saugrenu, incongru, stupéfiant... et tout ce que tu voudras mais... ta propre petite amie t'aime ! Ta jalousie à la con nous consume alors qu'elle n'a pas lieu d'être. Je t'aime bordel ! »
Elle se retourna et se dirigea vers la fenêtre. Elle contempla la ville, comme elle le faisait souvent. Christopher ne savait plus quoi dire, touché en plein c½ur par la déclaration de Marine. Il se sentait le c½ur lourd mais léger en même temps. Il ne s'était pas rendu compte que depuis cinq ans environ elle était la personne la plus importante à ses yeux. Lui qui ne savait plus aimer, elle qui lui avait redonné le sourire.
Il se dirigea vers la fenêtre et passa ses mains autour de la taille fine de Marine. Elle parue surprise car déjà un frisson parcourait sa nuque. Christopher avait su saisir l'instant de cette sensation pour déposer des baisers sur son cou. Elle se laissa aller à ce contact si doux. Cela faisait tellement longtemps qu'il ne l'avait pas touchée... Tranquillement il laissa aller ses mains dans les cheveux de la jeune femme. Elle se retourna et prit le visage de Christopher entre ses mains, le regardant, le touchant du bout des doigts, le réapprivoisant, laissant glisser ses doigts sur le creux de son nez, le coin de son sourire... Il attrapa la main qui le touchait, l'embrassa et lui murmura un « Je t'aime ».
De ses doigts agiles il fit sauter tous les boutons de sa blouse, laissant tomber à terre tous leurs vêtements un par un, d'une manière plus que sensuelle. Doucement il la souleva pour l'emmener sur la table d'auscultation – qui ce jour là, lui parue plus que jamais confortable – où ils ne cessèrent se prodiguer mille caresses, comme s'il eût s'agit d'un médicament nécessaire à calmer leurs douleurs. Ils se cherchèrent, se quittèrent, pour mieux se retrouver. Ils luttaient contre leur désir pour tenter de le faire durer longtemps... Et quand finalement ils cédèrent en même temps, Christopher intima, plus sûr que jamais « Epouse moi ! »
* J'espère que cette petite suite vous plait ^^
En tous cas ça me fait très plaisir de voir que ce que je fais est apprécié.
Merci pour toutes celles qui me laissent des commentaires,
tous plus gentils les uns que les autres. <3
Je ne fais pas ça pour être "reconnue" ou quoi que ce soit
Mais ça fait toujours plaisir de voir que ce que vous faites est apprécié.
J'voulais aussi vous (re)dire que sur Plume-En-Or, les votes sont ouverts ^^
J'ai assez raconté ma vie xD
Alors je vous laisse ^^
Merci.*