[ 10 ] Q u ' e s t . c e . q u e . t u . m ' a s . f a i t ?

[ 10 ] Q u ' e s t . c e . q u e . t u . m ' a s . f a i t ?
.
Olivier sursauta, comme s'il venait de se réveiller d'un mauvais rêve. Il s'était souvenu. Alors cette Marianne Padovani était sa petite amie, mais tout n'était pas rose dans leur vie. D'après ce que cet imbécile de Suarez avait dit, elle s'était suicidée en se jetant d'un pont... Mais pourquoi ? Olivier resta sans voix et regarda Julia. Il était toujours dans son bureau, mais cette fois allongé sur un canapé. Il regarda autour de lui et se demanda comment il avait atterri là alors que quelques instants plus tôt il était debout.

« Qu
'est ce que tu m'as fait ? Lui demanda-t-il ?

- Tu t'es évanoui, tout seul, comme un grand !

- Mais
... Il y a quelques instants j'était debout à côté de toi, et voilà que j'suis allongé dans le fameux divan des psychologues.

- Je n'e
n sais rien. Tu m'as touché la main, et tu es tombé.

- Je me suis souvenu d'un truc... enfin j'ai vu un souvenir quand j'étais dans les vap'

-
Tiens, bois ça, dit-elle en lui tendant un verre.

-
Merci... Qu'est ce que t'as mis dedans ? Un sérum de vérité ?

- C
'est seulement de l'eau !! De quoi t'es-tu souvenu ?

- Tu me ramènes chez Marine ? T'as l'air fatiguée... Je te raconte en chemin ! »



C
'est comme ça qu'ils se retrouvèrent tous le deux dans la voiture de Julia. Mais la voiture capricieuse ne faisait aucun effort pour lutter contre le froid. Il leur fallut bien dix minutes pour pouvoir enfin arriver à la faire démarrer. Pendant tout le trajet ils parlèrent de tout et de rien, sauf du souvenir d'Olivier. Arrivés à destination, il sorti de la voiture et se dirigea vers l'immeuble. Julia ouvrit sa porte à la volée et courut le rejoindre.


«
Attends, tu ne crois quand même pas que tu vas t'en tirer comme ça !

- Tu devrais rentrer chez toi, et dormir, tu tombes de sommeil !

-
Arrête ! Raconte moi ce souvenir.

- J'
me suis souvenue que j'avais une petite amie, qui s'appelle Marianne... enfin plutôt qui s'appelait...

- P
ourquoi « s'appelait ? »

- Parc
e qu'elle s'est jetée d'un pont !

- Q
uoi ? Enfin, mais, comment tu as pu te souvenir de tout ça en une poignée de secondes ?

- En fai
t, je me suis souvenu d'elle... Et tout à l'heure quand j'étais dans le bureau de Marine, Suarez est entré en lui demandant de ranger le dossier « Marianne Padovani » en disant que la police avait conclu à un suicide dans la Seine... Je ne vois pas comment ça pourrait être plus clair !

- P
ourquoi elle se serait suicidée ?

-
Ça... Je n'en ai pas la moindre idée ! Je me suis juste souvenu que ça n'allait pas très bien entre nous deux, de mon point de vue !

- Désolée...

- P
ourquoi ?

- J'c
omprends pas grand-chose.

-
Ne t'inquiète pas pour ça. Tu as déjà fait beaucoup pour moi aujourd'hui. Merci pour tout.

-
De rien... Tu sais où me trouver !

-
Bien sur... »


Il
s allaient se quitter, mais Olivier se retourna vers elle et dit avec un sourire « J'compte sur toi pour tout dire à ma s½ur ! »
Julia ne dit rien et se contenta de soupirer en remontant dans sa voiture.

# Posté le dimanche 03 décembre 2006 10:12

Modifié le jeudi 08 février 2007 10:59

[ 11 ] A l o r s ?

[ 11 ] A l o r s ?
.
Il entra dans l'appartement, et trouva sa s½ur en train de lire dans le canapé. Elle parut surprise de le voir ici, à ce moment là. Elle plaça son marque-page dans le livre qu'elle était en train de lire et le regarda s'approcher d'elle. Il s'assit lui aussi dans ce vieux canapé, près d'elle. Il lui déposa un baiser dans les cheveux. Olivier jeta un coup d'½il au livre que Marine lisait quelques instants auparavant et ne put s'empêcher de sourire.


« Toujours en train de lire ce livre ?

- Je
ne m'en lasse pas.

- Je
sais, depuis que tu as 17 ans tu lis Essanciel...

-
Qu'est ce que tu veux, c'est mon préféré parmi tous ! Heu... mais comment tu es rentré ? Et je t'avais demandé de me téléphoner aussi, pour que je puisse venir te chercher !

- C'
est Julia qui m'a raccompagné, et j'ai demandé les clés à la gardienne.

- L
a gardienne ? Et bien tu as de la chance ! Cette vieille bique fait peur à tout l'immeuble, et à toi, elle te donne les clés sans broncher !

- C'est mo
n charme naturel soeurette !!

- Ça do
it être ça ! dit-elle d'un air moqueur. Qu'est ce que ça a donné avec Julia ?

-
Tu préfères attendre qu'elle te téléphone pour t'en parler ou c'est moi qui te raconte ?

- Rac
onte moi !

-
Et bien bizarrement, j'me suis souvenu de quelques trucs avec elle...

- Av
ec « elle »... ?

- Oui,
« elle » c'est Marianne, ma petite amie, dont je ne soupçonnais plus l'existence... Et elle s'est suicidée en se jetant d'un pont.

-
Attends, comment tu t'es rappelé de tout ça d'un coup ?

- Je laisse
rai Julia te raconter ça... moi et les termes techniques on a jamais été amis !

- Mais
donc... Tu avais une petite amie, que tu ne m'as jamais présentée !

- Je n'e
n ai pas eu l'occasion... ça faisait sept mois qu'on était ensemble, mais je crois que je m'en étais déjà lassé.

- Ça ne m'étonne pas de toi ! De toutes les filles que tu m'as présentées, tu n'as pas su en garder une seule !

- Ce sont elles qui n'ont pas su me garder !

- Bi
en sur... ! Tu voles de c½urs en c½urs, comme un papillon qui butine une fleur !

- Oh c
omme c'est beau ! C'est Christopher qui te dit des choses comme ça ? demanda-t-il ironiquement.

- Je
t'en prie, ne le mêle pas à ça. Je sais que vous ne vous appréciez pas, d'ailleurs je me demande encore pourquoi, mais tu devrais laisser couler.

- Je
ne l'aime pas car il ne me semble pas correct ! Tu as beau m'avoir recueilli cette nuit, je reste le grand frère qui veut protéger sa petite s½ur égoïstement !

-
Tu veux me protéger mais tu ne me dis rien. J'ai envie de t'aider tu le sais bien...

- J'ai parlé avec Julia car elle m'a répété cent fois au moins, que c'était son métier. Ce n'est pas pour ça que tu ne m'inspires pas la confiance !

-
Je sais... Je sais, pardon. Tu l'as trouvée changée ?

-
Qui ça ?

-
Julia !

- Oh.
.. Heu, oui assez. Elle a l'air d'avoir acquéris de la confiance en elle, et semble plus épanouie qu'avant...

- Mais
votre relation n'a pas changée c'est ça ?

- J'me
demande comment tu as deviné !! Comme toujours, on se chamaille mais on repart à zéro cinq minutes après...

- Co
mme des gamins de cinq ans ! répliqua Marine en souriant. Bon, je vais la laisser dormir un peu, et je l'appellerai pour en savoir plus ! »

# Posté le dimanche 03 décembre 2006 16:48

Modifié le jeudi 08 février 2007 11:00

[ 12 ] L e s . j o i e s . d u . m é t r o p o l i t a i n

[ 12 ] L e s . j o i e s . d u . m é t r o p o l i t a i n
.
Olivier se blottit dans une couverture, sur le canapé, allongé près de Marine. Il se laissa aller doucement à un demi sommeil. Sa s½ur était en train de regarder la télévision. La voix de la présentatrice du journal local parlait d'une petite troupe de théâtre et en psentait les principaux comédiens. Olivier entendit parler d'un François Bramoni, d'un Victor Acrelle, d'une Sofia Torres... Léa Hasbrow...


_______________________________________



Olivier monta dans la rame de métro, bondée de monde. Il n'essaya même pas de chercher une place assise, préférant se tenir à la barre de fer. Il observa les gens. C'était ça son activité favorite de fin de journée : observer les gens dans le métro. Regarder leurs visages, deviner les raisons qui les rendent heureux ou malheureux. C'est comme ça qu'il se mit à observer une jeune femme assise au fond de la rame de métro. Elle paraissait heureuse. Elle portait un bonnet rouge et à ses oreilles pendaient les écouteurs de son mp3. Elle posa ses grands yeux sur lui, et lui souri.
Olivier ne se fit pas prier, et traversa la rame pour venir se placer à côté d'elle. Il lui adressa une seule phrase...

« J'peux v
ous embrasser ? »

La
jeune femme parut surprise de l'aplomb avec lequel cet inconnu lui demandait ça. Partagée entre l'envie et la réticente, elle se contenta de sourire.

« Je v
ous en prie »

Olivier approcha alors son visage de celui de la jeune femme, sentant son souffle sur ses lèvres. Il la chercha quelques secondes puis posa sa bouche sur la sienne et entreprit d'aller plus loin qu'un simple baiser. Elle se laissa faire, sentant cet inconnu passer les mains dans sa longue chevelure blonde. Puis lorsqu'ils se séparèrent il planta son regard dans ses yeux noirs.

« C'ét
ait... cool !

- Cool ? Ah non... Ah non ! On ne dit pas « cool ». De nos jours, on ne dit plus « cool » enfin ! Plus personne ne le dit... Non, on dit plutôt, c'était « super », « sympa », « bien », « merveilleux », « chamné », « chouette »... Enfin tout ce que vous voulez sauf « cool » !!

- Tr
ès bien... Alors puisque c'était aussi bien que vous le dites, avec tous ses adjectifs que vous avez employés, vous pouvez recommencer... »


Et
Olivier et cette jeune femme continuèrent à s'embraser dans le métro... jusqu'à ce qu'il n'y ait plus personne, et jusquce qu'il arrive à son terminus.
Ils sorti
rent et se retrouvèrent devant l'entrée de la bouche de métro. Au moment de se quitter, Olivier avait une question qui lui brûlait les lèvres.

« J'peu
x vous poser une question ?

- C
e n'est pas ce que vous venez de faire ?

-
Un point pour vous... !

- Al
lez y...

- Q
uel est votre prénom ?

-
Sofia, et vous ?

-
Olivier. Et pourquoi êtes vous si heureuse ?

- Par
ce que je viens de décrocher un rôle dans une pièce, un rôle que j'attendais depuis longtemps !

- Où puis-je vous contacter ?

- Passez au café de la gare si vous voulez... C'est là où je répète ! »


Et cette inconnue prénommée Sofia disparue au coin d'une rue, un soir de Novembre...[/]



_______________________________________



« Salut tout le monde ! »

Olivier fut réveillé par la voix tonitruante de Christopher qui rentrait déjà à la maison. Marine se leva et lui déposa un tendre baiser sur les lèvres. Elle lui intima l'ordre de faire moins de bruits car Olivier semblait dormir encore.

«
Chut ! Tu vas encore leveiller enfin !

- Mais, il ne devrait pas être parti ?

- Bien sur que non. Tu as déjà oublié ce que je t'ai dit ce matin ?

-
Non mais... J'avais imaginé qu'après les examens que tu aurais faits, il serait reparti vivre chez lui !

-
Ecoute...

-
Ne vous dérangez pas pour moi, je ne dors plus, glissa Olivier.

-
Oh désoe.

- Ca ne fait, rien, il faut bien qu'il fasse autre chose que dormir pendant sa journée, tenta Christopher.

- J
e vais couper court à toute cette discussion sans issue. Je vous laisse, je vais manger ailleurs !

-
Mais Olivier attend, essaya Marine. »


Il était en train d'enfiler son manteau et se dirigeait vers la porte. Il fit un geste vers sa s½ur qui signifiait « laisse moi tranquille » et sorti en fermant la porte derrière lui.

«
Toujours en train deler celui là !

- Oh... Tu peux parler ! J'en ai marre de vos pseudo-disputes ! »

# Posté le mercredi 06 décembre 2006 18:11

Modifié le mercredi 09 mai 2007 10:05

[ 13 ] M e r c i . d e . t e . c o n f i e r . à . m o i

[ 13 ] M e r c i . d e . t e . c o n f i e r . à . m o i
.
Olivier sorti de l'immeuble et regarda de tous les côtés. Il savait où il voulait aller, mais n'avait aucune idée du chemin à emprunter. Il sorti une cigarette de sa poche et l'alluma, faisant des ronds avec la fumée. Celle là, il l'avait «volée » à Christopher, dans la poche de son manteau. Il sourit à cette pensée. Lorsqu'il l'eut finie, il la jeta sur le sol d'un geste lent et l'écrasa avec son pied.

Il appel
a l'hôpital, et lorsqu'ils eurent répondu à son appel, il se dirigea vers le métro Invalides, et s'engouffra dans le bruit, et la foule de Paris. Il regarda partout, et attendit un métro. Il entra dans une rame et se remit à observer les gens, sans retrouver Sofia. A quoi s'attendait-il ?

Final
ement il s'arrêta aux Grand Boulevards. Il savait maintenant, exactement où aller, et s'arrêta devant un autre immeuble. Il monta les escaliers quatre à quatre et sonna.

«
J'te réveille ? »

D
emanda Olivier à Julia qui venait d'ouvrir la porte. Elle ne paraissait pas plus surprise que ça de le voir ici, et le fit entrer.

« Non.
.. Comment tu as trouvé mon adresse ? C'est Marine qui te l'a donnée ?

- Non
, j'ai téléphoné à l'hôpital en me faisant passer pour un vieil ami qui voulait faire une surprise... Et ils m'ont donné l'adresse !

-
Alors comme ça, ils donnent nos adresses à n'importe qui ! rigola-t-elle. Dis... Comment ça se fait que tu sois là, et pas avec ta s½ur ?

-
Christopher et moi, commencions à nous disputer, alors j'ai préféré aller manger ailleurs !

- Ah
... Ca veut donc dire que tu t'invites à manger ici ?!

- Non, ça veut dire que je t'invite à dîner.

-
Oh... Olivier Alvès qui m'invite à dîner ! Et bien d'accord.

- J'a
i refait un rêve...

- Encore mieux ! Laisse moi le temps de me préparer un peu et j'arrive. Installe toi ! »



Alo
rs qu'elle était partie se préparer, Olivier scruta les lieux. C'était une pièce dans le style un peu dépouillée mais qui dégageait une chaleur particulière. Peu de meubles, juste l'essentiel, peu de bibelots, peu de cadres. Son regard s'attarda sur un cadre posé sur un buffet. Une photo de sa s½ur et d'elle y était déposée, ainsi qu'une autre photo de Julia et d'un homme qui paraissait avoir la trentaine. Ils avaient tous les deux le sourire aux lèvres, ils avait l'air heureux... Olivier se demanda qui pouvait bien être cet homme. Sûrement un ami, ou un petit ami, mais rien ne montrait de présence masculine dans l'appartement de Julia.


«
Je suis prête ! »


Julia revenait et Olivier reposa précipitamment le cadre sur le buffet et ne réussi qu'à le faire tomber. Voyant son geste, Julia parue gênée mais se précipita au sol pour le ramasser.


« J'
suis désolé, il n'est pas cassé j'espère.

- No
n, il est solide, répondit Julia en gardant les yeux rivés sur le cadre.

- J'peux... te demander qui est cet homme ?

- C'
est mon mari... Enfin c'était.

-
Oh désolé. Vous avez divors...

-
Non... »



Olivier parut comprendre tout d'un coup, voyant la mine déconfite et les yeux embués de Julia. Elle reposa le cadre sur le buffet, et voulut ouvrir la bouche pour parler mais Olivier l'en empêcha. Il l'a pris dans ses bras, mais cela ne fit que la surprendre, et augmenter ses pleurs.


«
Chut...

- Il e
st... Mort. »


Olivier serra fort la jeune femme contre lui, comprenant la douleur qu'elle pouvait ressentir. Seulement il ne savait pas quand c'était arrivé, ni pourquoi... Elle laissa aller sa tête contre la nuque d'Olivier, et continua à sangloter. Il la berça ainsi pendant un instant.
Après un
long moment où ils ne dirent plus rien, Olivier se décida à parler.


« T
u veux qu'on sorte, ou qu'on reste ici ?

-
J'préfère sortir, ça me changera les idées.

- C'est
toi qui choisi.

- I
l s'appelait François, il était mon meilleur ami avant de devenir mon mari et l'homme de ma vie. Il est mort dans un accident de voiture, sur le périph', il y a un an et demi alors qu'il avait 30 ans...

-
Merci.

- De quoi
?

- De t
e livrer à moi comme ça... On ne l'a jamais vraiment fait. »


I
l passa un doigt sur ses paupières afin de chasser les larmes qui étaient restées logées dans ses yeux, et la prit par la main.


« On va
où ?

- C'est toi qui choisi... C'est ton quartier ! »

# Posté le jeudi 07 décembre 2006 10:14

Modifié le samedi 17 novembre 2007 12:35

[ 14 ] C ' e s t . p o u r . ç a . q u e . t u . b o i s . c e . l i q u i d e . é t r a n g e . q u i . r e s s e m b l e . à . d e . l a . t i s a n e ?

[ 14 ] C ' e s t . p o u r . ç a . q u e . t u . b o i s . c e . l i q u i d e . é t r a n g e . q u i . r e s s e m b l e . à . d e . l a . t i s a n e ?
.
« J'voulais te redire que j'suis réellement désolé pour tout à l'heure...

- Je ne t'ai j
amais connu avec des remords... C'est une première !

- Ne te moque pa
s et moi alors que je te parle d'un truc sérieux ! dit-il en paraissant outré.

- Je préf
ère en sourire plutôt que d'en pleurer... J'ai assez versé de larmes je crois.

- Très b
ien, alors à l'avenir j'éviterai de t'en parler.

- D'
accord. Je vais changer radicalement de sujet alors ! Tu m'as dit que tu avais rêvé...

- Oui. J'étais allongé sur le canapé chez Marine, et la télé était allumée. Je somnolais et j'entendais un reportage sur une troupe théâtrale... J'ai entendu « Sofia Torres » et quand j'me suis endormis réellement, j'ai rêvé de cette fille...

- Tu
la connais ?

- E
n fait, je crois que je trompais Marianne avec elle...

- Bon début ! A
lors à chaque fois que tu rêves, tu te rappelles de certaines choses...

- Oh non,
Julia je t'en prie. Ne me parle pas comme à un patient, mais plutôt comme à un ami. N'utilise pas de termes techniques avec moi... Utilise plutôt tes qualités d'écoute parce que je serai quelqu'un qui compte pour toi...

- Des complimen
ts venant de toi me surprendront toujours... par la manière détournée dont tu les fais...

- Celui là n'éta
it pas détourné ma chère ! Je t'ai dit clairement que tu étais mon amie et que... Tes qualités d'écoute étaient remarquables !

- Alors, à not
re Amitié ! dit-elle en levant son verre.

- A notre.
.. Amitié ! »


*


Olivier accompagna Julie jusque chez elle, où ils continuèrent à parler de toutes ses années pendant lesquelles ils ne s'étaient plus vus. Ils n'avaient pas cherchés à s'éviter, non. Ils avaient simplement été éloignés par la vie.
Olivier regarda sa montre et se rendit compte de l'heure avec effroi.


« Déjà 2 heur
es et demi du matin !

- Quoi ?

-
Et oui... Oh non, j'ai loupé le dernier métro. J'dois attendre jusqu'à 5 heures !

- Si
tu veux, tu peux dormi ici, mon canapé est très confortable !

- Ca ne
te dérange pas ?

- Bien sur que non si je te le propose ! Je vais te chercher une couverture, et j'vais me coucher. »


*


Malgré l'installa
tion très confortable dans laquelle il se trouvait, Olivier n'arrivait pas à trouver le sommeil. Il ne voulait pas s'endormir de peur de rêver encore, et de se souvenir de choses plus désagréables. Il avait peur de ce dont il pourrait se souvenir. Après tout, il avait trompé sa petite amie avec une inconnue, et elle s'était suicidée après... « Je ne suis qu'un monstre » pensa-t-il à bout de nerfs. Pour se calmer un peu, il se rendit dans la cuisine pour prendre un verre d'eau. Il fut surpris de voir la lumière allumée, et Julia assise devant la table.


« Ne so
is pas surpris, j'ai toujours eu des insomnies...

-
C'est pour ça que tu bois ce liquide étrange qui ressemble vaguement à de la tisane ?

-
Ceci étant l'exemple même de la question rhétorique... Je ne tiens pas à répondre !

- Co
mme tu veux. J'vais juste prendre un verre d'eau si ça ne te dérange pas. J'ai chaud, à force de me retourner dans tous les sens depuis tout à l'heure.

- Toi
non plus tu n'arrives pas à dormir.

- Très bon sens d
e la déduction Mademoiselle Sitruk !

- Merci...

- N
on, j'ai plein de questions qui se bousculent dans ma tête. J'me demande ce que je vais bien pouvoir encore découvrir si je me souviens... Et lorsque je rêve, je me souviens, donc j'ai du mal à trouver le sommeil !

- Quel enchaîn
ement d'idées ! A 4 heures du mat', j'te félicite...

- Rappelle toi les soirées qu'on a passé à refaire le monde lorsqu'on avait 18 ans, toi, Marine, moi et les autres... C'était pareil !

- C'é
tait le bon vieux temps, où on ne se souciait de presque rien, tu te souviens ?

- Oui..
. ça oui je m'en souviens, dit-il avec un grand sourire.

- Bon, je vai
s retourner me coucher. J'ai des consultations demain... »



Elle se l
eva pour laver sa tasse, et senti qu'il s'approchait dans son dos. Il lui prit doucement la main et se mit à la caresser.


« Qu'est ce qu'il
te prend ? demanda-t-elle brutalement.

- Désolé je.
..

- Tu vas tout
gâcher !! s'énerva-t-elle doucement. »


Julia sorti de la cuisine et se dirigea vers sa chambre d'un pas décidé. Elle s'allongea sur son lit, et se blottit contre un oreiller.
Elle se mis à san
gloter doucement.

# Posté le vendredi 08 décembre 2006 17:57

Modifié le jeudi 08 février 2007 11:01