[ x ] S a . V i e . T o m b e . à . l ' E a u [ x ]

[ x ]  S a . V i e . T o m b e . à . l ' E a u  [ x ]
.
.

[ x ] POurquOi cette femme a sauté du pOnt? [ x ]




[ x ] POurquOi cet hOmme erre en pleine nuit? [ x ]




[ x ] Leurs HistOires sOnt Liées... [ x ]







[ x ] Un AmOur Fraternel plus fOrt que TOut l'aidera à retrOuver sOn Passé... [ x ]



[ x] Sur-Le-Pont [ x]

/!\ Version, avec les prénoms changés... /!\

Montage de Rine <3

# Posté le jeudi 02 novembre 2006 15:46

Modifié le mercredi 14 février 2007 13:49

[ 1 ] H o l m e s . & . W a t s o n ...

[ 1 ] H o l m e s .  & . W a t s o n ...
.

Paris, 31 Décembre 2006


Alors que le froid leur gelait les os malgré leurs longs manteaux de laine, Safrane et Siphora s'engouffrèrent dans le petit café de la rue Vaugirard. La nuit était tombée depuis bien longtemps et chacune des deux inspectrices de Police, de service cette nuit là, ne voyaient pas le temps du même ½il. Safrane détestait le jour, préférant la pluie et la nuit, à la chaleur du soleil que Siphora chérissait tant.
Les
deux femmes se connaissaient bien maintenant. Voilà deux ans que Siphora était arrivée au Commissariat Necker du 15è arrondissement, et toutes les deux s'étaient très bien entendues dès le début. Ce soir, de fête, elles étaient en service, au grand désespoir de leurs familles qui auraient voulues les avoir près d'elles. Mais Safrane et Siphora préféraient largement être de garde cette nuit, plutôt de recevoir les sarcasmes de leurs familles respectives.
Alors
pour faire court, à la place de cet énorme « blabla » inutile, elles entrèrent dans le café afin de se réchauffer un peu. La nuit de la Saint Sylvestre allait être longue. Elles s'installèrent à une table en sirotant leurs cafés.


« C
'est bizarre que tu t'appelles Safrane Watson... Comme les voitures et comme Watson de « Holmes » !

- C'es
t vrai... mais ma mère la pauvre, était une fan du film « Absolument Fabuleux »... Elle a voulu m'appeler comme ça. Mon père a essayé de résister mais il n'a pas pu ! »


Siphora ne peut réprimer un éclat de rire. cidemment la façon dont Safrane parlait de ses parents était étrange... Siphora elle, adorait son prénom et son nom de famille aussi, même si pendant presque toute sa scolarité des petits malins s'étaient évertués à lui rappeler son nom avec des « Elémentaire mon cher Watson ».


«
Remarque... Il est pas mal non plus dans son genre ton nom à toi : Siphora Holmes !

- H
ey oui... Mon père était à fond dans l'Ancien Testament !

- « E
lémentaire mon cher Watson »

- C'es
t plutôt moi qui devrait te dire ça... »


Elles
rigolèrent encore une fois... Etrange coïncidence, l'une s'appelait Holmes, et l'autre Watson comme dans le fameux roman de Conan Doyle. Elles étaient donc prédestinées à s'entendre.
Tandi
s qu'elles se racontaient leurs vies de jeunes femmes actives, le beeper de Siphora se mit à sonner. D'un geste las, elle regarda ce qui lui valait d'être dérangé de la sorte. En voyant l'urgence elle ouvrit de grand yeux en disant.

« Et
merde... Encore un qui a choisi son jour...

-
Plongeon dans la Seine ? demanda Safrane

- Exa
ct Watson, Pont Mirabeau en plus. Répondit Siphora en lui adressant un clin d'oeil complice. »


Les deux i
nspectrices prirent leurs affaires à contre c½ur, et se rendirent sans plus tarder sur le Pont Mirabeau, gyrophares à fond...







Une foule
se pressait autour du corps mouillé et glacé qui avait été repêché dans la Seine ce soir là. D'une voix autoritaire Holmes et Watson, les firent circuler, restant seules avec les pompiers et la police scientifique déjà présente sur les lieux. Holmes regarda le corps avec un regard plein de dégoût et de tristesse. Comment pouvait on laisser quelqu'un faire ça un soir de fête ? C'était une femme d'une trentaine d'années, de type européen... Mais comment Holmes pouvait-elle avoir un vocabulaire policier devant un tel spectacle ? Elle avait tout simplement l'habitude des plongeons dans la Seine. Son regard se porta sur le poignet de la femme, une gourmette portant le prénom « Marianne » y était attachée.


«
Watson, viens voir, j'ai trouvé un truc, cria-t-elle à l'interpellée

- Quoi ? T'as trouvé un cadavre ?

-
Ahaha... très drôle ! Arrête tes sarcasmes tu veux... Regarde, elle s'appelait Marianne.

- T
u fais des progrès de jours en jours Holmes... Tu sais lire ! »


Siphora allait répliquer lorsque le chef de la police scientifique les appela.


«
Marianne Padovani, dans les trente ans... dans l'eau depuis 23h30 environ.

- Vous avez déjà contacté la famille ? demanda Safrane

- No
n, aucune trace de sa famille...

-
Merde ! Suicide ?

- El
émentaire mon cher Watson, lui répliqua Siphora. Emmenez la moi à l'hôpital Necker pour une autopsie s'il vous plait. Reste à savoir... Pourquoi elle s'est suicidée. »



Musique

Chris Beck- Close your eyes



| Petite dédicace à Safrane Watson ^^
<3
N'hésitez pas à cliquer sur les noms en gras soulignés...|

# Posté le vendredi 03 novembre 2006 08:51

Modifié le dimanche 26 novembre 2006 15:47

[ 2 ] Q u ' e s t . c e . q u e . t u . f a i s . l à ?

[ 2 ] Q u '  e s t . c e . q u e . t u . f a i s . l à ?
.
Paris, 03 Janvier 2007


Cela faisait trois jours qu'il marchait sans vraiment savoir ce qu'il faisait là. Depuis un moment déjà la faim lui martelait l'estomac, mais il n'avait rien à manger. D'ailleurs il n'avait même plus assez de force pour ça. Il était gelé, avait l'estomac dans les talons et n'avait pas fière allure. Pour tout dire, il pouvait facilement se fondre dans la masse des nombreux SFD de Paris. Quelque fois il demandait une cigarette à un passant qui ne la lui refusait jamais. Mais depuis trois jours déjà, il ne savait plus ce qui l'avait mis dans un état comme ça. Pourtant il se rappelait de souvenirs d'avant, sa famille, sa petite amie... enfin des nombreuses femmes qui lui tournaient autour. S'il n'avait pas eut toute cette crasse accumulée depuis trois jours sur le visage, ni les traits tirés par la fatigue, les passants qui l'observaient auraient pu voir qu'il était très beau.
Il
tournait en rond, avait marché dans la ville pendant ces trois longs jours et ces trois longues nuits. Il dormait un peu dans le métro histoire de se réchauffer, mais la peur de se faire passer à tabac le réveillait toujours trop tôt pour qu'il puisse vraiment se reposer. Mais cette nuit de Janvier là, il était trop difficile pour lui de rester dehors sans savoir où aller. Il devrait se résigner à aller là où il avait prévu d'aller depuis le début. Malgré le fait que ça lui faisait un peu peur. Il ne voulait pas affronter toutes ses questions, toutes ses interrogations qui restaient pour lui sans réponse. Elle allait faire vérifier sa santé physique et mentale, elle allait le questionner, mais elle allait aussi lui donner du réconfort, un lit, et un toit.

Alors cet
te fois, il se réfugia dans le métro, non pas pour se protéger du froid, mais pour aller chez Marine sa s½ur. Lorsqu'il se trouva devant le porte de son appartement il hésita encore à frapper, peut être que Christopher serait là lui aussi. Il n'aimait pas Christopher, et c'était réciproque. Depuis qu'ils s'étaient rencontrés, une animosité les opposait tous les deux. Alors arrêtant de se poser mille questions, il frappa à la porte, qui s'ouvrit sur une jeune femme magnifique. Elle n'avait pas changé depuis tous ses mois où ils ne s'étaient plus vus. Etonnée de le voir dans un état pareil, à une heure si tardive, elle le prit dans ses bras.

« Qu'est ce
qu'il t'es encore arrivé Olivier ? »

Mais
Olivier resta muet, et le silence pensant entre eux, elle le fit entrer en vitesse dans son appartement car déjà le froid prenait possession du lieu.

# Posté le vendredi 10 novembre 2006 18:02

Modifié le samedi 07 avril 2007 09:42

[ 3 ] M a i s . p a r l e . a u . m o i n s !!

[ 3 ] M a i s . p a r l e . a u . m o i n s !!
.
Depuis quelques minutes déjà, Marine frictionnait Olivier avec une grande serviette chaude. Il était frigorifié, rouge, ses doigts et son nez étaient gelés. Elle l'avait tout de suite fait entrer dans son appartement en voyant avec stupeur l'état dans lequel se trouvait son frère. Bien sur, elle lui avait posé des questions mais il s'était enfermé dans un mutisme complet, redoutant ses questions, redoutant les réponses qu'il pourrait lui donner. Il avait oublié toutes les raisons qui l'avaient poussées à se mettre dans cet état là. Seulement Marine était médecin et voulait tout vérifier, s'assurer qu'il allait vraiment bien. Mais il n'avait pas de traces de blessure, ni d'agression sur la peau. Le traumatisme se trouvait ailleurs.

Le bru
it de la sonnette en pleine nuit avait dérangé Christopher mais Marine s'était levée quand même. Elle n'était pas retournée dans la chambre depuis cet instant où elle l'avait quitté pour aller ouvrir la porte. Il allait lui faire une crise de jalousie. Christopher n'avait jamais pu encadrer Olivier, et ce sentiment était réciproque. Mais Marine et son frère étaient liés par un de ses liens indestructibles qui ne se tissent qu'entre des êtres dont l'amour est sans limites. Alors Marine entraîna Olivier à sa suite et l'aida à se coucher dans le canapé lit placé en plein milieu du petit salon. Elle lui cala un coussin sous la tête et s'apprêta à s'en aller pour le laisser enfin dormir décemment, mais Olivier lui attrapa le bras et murmura un faible merci avant de fermer les yeux et de s'endormir tranquille.
Marine retourna dans la chambre et constata que Christopher s'était rendormit. Elle soupira en se retournant et en pensant à la réaction qu'il pourrait avoir en tombant nez à nez avec lui demain matin. De toute façon, elle se lèverait plus tôt pour le conduire à l'hôpital où elle travaillait pour l'examiner de plus près...

# Posté le lundi 13 novembre 2006 16:31

Modifié le jeudi 08 février 2007 10:57

[ 4 ] Z e n . s o y o n s . Z e n ...

[ 4 ] Z e n . s o y o n s . Z e n ...
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Paris, 4 Janvier 2007


Christopher se leva, le cheveu en pétard et marchant au radar. Le Jeudi matin, il se levait plus tôt que d'habitude pour se rendre à un rendez vous de travail, loin de Paris. Il marchait dans le noir, et heurta le canapé. Il poussa un cri de douleur, qui réveilla Olivier. Le jeune homme chercha la lumière et tomba nez à nez avec le frère de sa petite amie. Il le regarda de haut en bas, le dévisagea pour vérifier que c'était bien lui. Lui, dans son appartement. Sans savoir pourquoi, ces deux là ne s'étaient jamais apprécié, et ce matin là, l'animosité qu'il y avait dans leurs yeux se faisait vraiment sentir. Mais au lieu de chercher encore des ennuis, Olivier tira la couverture, d'où il s'était extirpé, vers lui et se rendormi.

Christopher était totalement déconcerté par l'attitude d'Olivier, lui d'habitude si direct. Mais à cet instant, il sentait la colère monter en lui. Olivier était endormi dans SON canapé, dans SON salon, dans SON appartement, c'en était trop pour lui. Mais au lieu de passer ses nerfs sur l'endormi, il se redirigea vers la chambre à coucher, d'un pas plus décidé que lors de son réveil. Il ouvrit bruyamment la porte et alluma la lumière, réveillant sans grand ménagement Marine qui dormait toujours.


« Q
u'est ce qu'il fout ici ? Cria Christopher.

- Oh...
Qu'il est bon de se faire doucement réveiller par l'homme de sa vie... grogna ironiquement Marine en se redressant dans son lit.

- J'ai p
as envie de rire ! Pourquoi il dort dans le salon ?

-
Je dirais plutôt « pourquoi il dormait. », vu tes cris de bêteroce. Tu ne vas pas essayer de me tuer pour te nourrir j'espère !

- Mai
s enfin Marine... Tu te fous de moi ? Ca fait un moment que tu ne l'as pas vu, il ne donne quasiment pas de signe de vie, il m'exaspère depuis toujours... Et pour couronner le tout, il dort dans notre salon !

-
Ecoute, il est venu en pleine nuit ici, et tu peux me croire, il était dans un sale état. Il est venu me demander de l'aide...

- Pourquoi ? Qu'est ce qu'il a encore fait cette fois ?

- J
e n'en sais rien, il ne parle pas ; mais j'suis déterminée à l'aider !

- E
t bah voyons... J'te préviens, j'espère que ça ne va pas durer trop longtemps cette petite histoire parce que la situation ne pourra pas durer. »


Christopher quitta la pièce sur ces mots. Marine essaya de rester calme et regarda son réveil qui affichait 04 : 30. Elle grogna encore, et se retourna dans son lit, pour se rendormir. Après tout, il était encore tôt.

# Posté le jeudi 16 novembre 2006 12:07

Modifié le jeudi 08 février 2007 10:57